Galileo : Le Système de Navigation Européen Renforce sa Constellation
Le 17 décembre 2025, l’Europe a franchi une étape importante dans sa quête d’autonomie spatiale avec le lancement réussi de deux nouveaux satellites Galileo à bord du lanceur Ariane 6. Cette mission marque non seulement la reprise du déploiement de la constellation Galileo après une pause, mais aussi un retour à l’utilisation de lanceurs européens pour ce programme stratégique.
Un déploiement qui continue de s’étoffer
Ces deux nouveaux satellites rejoignent une constellation déjà composée de 31 satellites, dont 27 sont actuellement opérationnels, en orbite à 23 222 km d’altitude. Ils serviront principalement de satellites de réserve, garantissant ainsi la continuité du service de géolocalisation européen 24h/24 et 7j/7.
Pour rappel, le dernier lancement de satellites Galileo avait eu lieu en 2024, mais l’Europe avait alors dû recourir aux services de SpaceX et de sa fusée Falcon 9, décollant depuis Cap Canaveral aux États-Unis. Le retour à un lanceur européen pour cette mission est donc particulièrement symbolique.
Vers une seconde génération plus performante
Si le programme Galileo continue de renforcer sa constellation de première génération, l’Europe prépare déjà l’avenir. Quatre satellites supplémentaires de première génération sont encore prévus avant le passage à la seconde génération, qui promet d’offrir « un positionnement, une navigation et une synchronisation plus robustes et plus fiables. »
Cette évolution est cruciale pour maintenir la compétitivité du système européen face au GPS américain, au GLONASS russe et au BeiDou chinois. Actuellement, Galileo permet déjà d’obtenir une précision au mètre près, mais les futures améliorations devraient encore affiner cette performance.
Un enjeu de souveraineté pour l’Europe
L’Agence spatiale européenne a souligné l’importance de ce lancement : « L’utilisation d’Ariane 6 pour mettre en orbite le système de navigation par satellite indépendant de l’UE témoigne des capacités et de l’autonomie de l’Europe dans le domaine spatial. »
Cette mission s’inscrit dans la continuité d’une longue collaboration entre Galileo et les lanceurs Ariane. Il y a presque neuf ans jour pour jour, le premier quadruple lancement Galileo avait été réalisé à bord d’Ariane 5.
La poursuite du déploiement de Galileo représente un enjeu majeur pour l’indépendance technologique européenne, permettant au continent de disposer de son propre système de navigation par satellite sans dépendre des infrastructures américaines, russes ou chinoises.