ISS : la première évacuation médicale de l’histoire révèle la part d’humanité des astronautes

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Que se passe-t-il lorsqu’un astronaute tombe malade à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, dans un endroit où il n’existe ni hôpital, ni médecin de proximité ? C’est exactement ce à quoi l’équipage de la Station spatiale internationale (ISS) a dû faire face début janvier 2026, lors d’un épisode inédit qui restera dans les annales de l’exploration spatiale.

Une urgence médicale à bord de l’ISS

Tout commence le 7 janvier 2026. L’équipage Crew-11 est en orbite depuis plusieurs semaines. Il est composé de quatre personnes : les astronautes américains Zena Cardman et Michael « Mike » Fincke, le Japonais Kimiya Yui (représentant l’agence spatiale JAXA) et le cosmonaute russe Oleg Platonov. Ce jour-là, un « problème médical » survient à bord, suffisamment sérieux pour conduire d’abord à l’annulation d’une sortie extravéhiculaire prévue de longue date — ces fameuses sorties dans l’espace en combinaison pressurisée — puis, deux jours plus tard, à une décision bien plus radicale.

La NASA ordonne le retour anticipé de l’ensemble de l’équipage. Le 15 janvier, les quatre spationautes quittent la station à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX et regagnent la Terre sains et saufs. C’est une première absolue dans l’histoire de la station : jamais auparavant un équipage n’avait dû rentrer pour des raisons médicales.

Mike Fincke lève le voile sur l’incident

Pendant plusieurs semaines, la NASA est restée très discrète sur les détails de l’événement. Puis, le 25 février 2026, l’agence publie un communiqué à la demande de l’astronaute lui-même : c’est Mike Fincke qui était concerné.

Dans ce texte sobre et touchant, il raconte : « Le 7 janvier, alors que j’étais à bord de la Station spatiale internationale, j’ai vécu un incident médical qui a nécessité une prise en charge immédiate de la part de mes incroyables coéquipiers. Grâce à leur réactivité et aux conseils de nos médecins de vol de la NASA, mon état s’est rapidement stabilisé. »

Il précise également que le retour sur Terre n’a pas été décidé dans la précipitation, mais pour permettre des examens médicaux complémentaires impossibles à réaliser en orbite. Sur sa santé actuelle, il se montre rassurant : « Je vais très bien et je poursuis le programme standard de réadaptation post-vol au Johnson Space Center à Houston. » La nature exacte du problème médical n’a pas été divulguée et le restera sans doute, conformément aux règles de confidentialité médicale.

Qui est Mike Fincke ?

Agé d’une cinquantaine d’années, Mike Fincke est l’un des astronautes les plus chevronnés de la NASA. Ancien officier de l’US Air Force, ingénieur et pilote d’essai, il a étudié dans deux des universités les plus prestigieuses au monde : le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Stanford. Sélectionné comme astronaute en 1996, il a déjà effectué plusieurs missions spatiales de longue durée et comptabilise des centaines de jours en orbite. C’est dire si cet incident est d’autant plus surprenant qu’il touche un homme parfaitement entraîné et expérimenté.

Ce que cela nous rappelle sur la médecine spatiale

Cet épisode met en lumière un défi majeur de l’exploration spatiale : la santé humaine reste imprévisible, même chez des personnes sélectionnées et entraînées parmi les meilleures. En microgravité, le corps humain se comporte différemment. Le sang se redistribue vers le haut du corps, les muscles s’atrophient plus vite, le système immunitaire est fragilisé, et certains organes subissent des pressions inhabituelles. Des problèmes cardiaques, neurologiques ou oculaires peuvent surgir sans prévenir.

C’est pourquoi chaque astronaute est suivi en permanence par une équipe de médecins de vol au sol, joignables à tout moment. Les stations spatiales sont également équipées de matériel médical et les membres d’équipage reçoivent une formation aux premiers secours médicaux avant de partir. Mais certains examens — une IRM, une opération chirurgicale, un bilan sanguin complet — restent tout simplement impossibles à réaliser là-haut.

La station reprend son rythme normal

Depuis le retour de Crew-11, la vie à bord de l’ISS a retrouvé son cours habituel. L’équipage Crew-12 a pris le relais à la mi-février 2026. Parmi les nouveaux arrivants, une personnalité qui ne manquera pas d’intéresser les lecteurs français : Sophie Adenot, première femme française à partir dans l’espace au XXIe siècle, après Thomas Pesquet.

Cette succession d’événements rappelle que l’ISS est bien plus qu’un laboratoire en orbite : c’est un endroit où des êtres humains vivent, travaillent… et peuvent tomber malades. Et que derrière les combinaisons et les casques, il y a des hommes et des femmes avec leurs fragilités, leur courage et leur solidarité. Mike Fincke le résume avec une belle simplicité : « Les vols spatiaux sont un privilège incroyable, et ils nous rappellent parfois à quel point nous sommes humains. »

Cet incident vous interpelle ? Pensez-vous que la médecine spatiale devrait être davantage développée avant d’envisager des missions vers la Lune ou Mars ? Dites-le nous en commentaire !


Sources :

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