La Côte-d’Or lance sa propre alternative à Google Street View

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Imaginez pouvoir explorer votre région sans que vos moindres déplacements virtuels ne soient scrutés par les géants du numérique. C’est exactement ce que propose le département de la Côte-d’Or avec un projet audacieux : créer sa propre version de Street View, mais en version 100 % locale et respectueuse de la vie privée.

Un projet territorial ambitieux

Le département bourguignon a décidé de prendre son destin numérique en main. Plutôt que de continuer à dépendre exclusivement de Google Street View, la collectivité a investi dans la création d’un outil cartographique qui lui est propre. Le principe ? Des véhicules équipés de caméras 360° sillonnent les routes du département pour capturer des images panoramiques de l’ensemble du territoire.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de souveraineté numérique territoriale. Les données collectées restent la propriété du département et ne sont pas exploitées par des entreprises tierces à des fins commerciales. C’est une différence majeure avec les services proposés par les GAFAM, où nos données de navigation deviennent souvent une marchandise.

Des avantages concrets pour les citoyens et les collectivités

Au-delà de l’aspect philosophique, cette cartographie locale présente des atouts pratiques indéniables. Les images peuvent être actualisées plus fréquemment que celles de Google, permettant de refléter rapidement les transformations du territoire : nouveaux aménagements urbains, modification des infrastructures, évolution des paysages ruraux.

Les services départementaux peuvent également utiliser ces données pour optimiser leurs interventions : planification des travaux, gestion du réseau routier, aménagement du territoire. Les communes du département bénéficient elles aussi de cet outil pour leurs propres besoins de gestion locale.

Pour les habitants, c’est l’assurance d’une meilleure représentation de leur cadre de vie, avec la possibilité de signaler des anomalies ou de demander des actualisations. Les entreprises locales peuvent également tirer parti de cette visibilité accrue pour valoriser leur environnement.

Un modèle qui pourrait inspirer d’autres territoires

L’initiative de la Côte-d’Or pourrait bien faire des émules. Dans un contexte où les questions de protection des données personnelles et de souveraineté numérique prennent une importance croissante, d’autres collectivités territoriales observent ce projet avec intérêt.

Le coût d’un tel dispositif reste évidemment un facteur à considérer : acquisition de véhicules équipés, développement de la plateforme de visualisation, maintenance et mises à jour régulières. Mais cet investissement peut se justifier par l’autonomie acquise et les multiples usages possibles des données collectées.

Cette démarche illustre parfaitement comment les territoires peuvent reprendre la main sur leurs données numériques. Elle pose aussi une question essentielle : jusqu’où sommes-nous prêts à confier notre patrimoine informationnel à des acteurs privés étrangers ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

La multiplication de telles initiatives locales pourrait-elle constituer une réponse crédible face à l’hégémonie des plateformes numériques américaines ? Ou s’agit-il d’efforts dispersés qui peineront à atteindre la qualité et l’exhaustivité des services existants ? N’hésitez pas à partager votre point de vue en commentaires !


Sources :


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